Chroniques 4

 
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AVOIR l'OEIL

J'expose dans le cadre de la manifestation l'Art en chemin 2026  du 6 juin à fin septembre 2026 dans le jardin aquaponique durable et éco citoyen de la Nonette (JADEN)  à l'entrée de Chantilly côté Creil sur le thème "Curieux". L'occasion de découvrir ce qu'est un jardin aquaponique.

Sculpture faite en verre, métal et bois. Cette sculpture a plusieurs sens. Elle invite tout d’abord chacun à une introspection. Nous sommes multiples comme les quatre yeux qui nous regardent et qu'on regarde. C'est aussi une invitation à s'asseoir sur un banc situé dans le jardin et à méditer quelques instants, quelques instants qu'on s'accorde, avec peut-être le début d'une réponse sur ce qu'on est venu chercher à travers cette déambulation. Cette sculpture entre également en résonnance avec l’environnement tant naturel du jardin qu’architectural avec les arches du pont ferroviaire à proximité. Elle a été réalisée durant le confinement au moment où l'on ne percevait l'autre qu'à travers son regard.

Cette sculpture évoque en second lieu que l’on est observé partout désormais grâce aux caméras de surveillance installées pour notre sécurité comme par des dispositifs comme « Voisins vigilants ». Quelle est encore notre part d’intimité, notre droit aux « petites erreurs » du quotidien qui ne font pas de nous des délinquants mais des êtres faillibles, humainement faillibles ?

Enfin, comme nous sommes dans un jardin, un jardin particulier car s’inscrivant dans un projet « aquaponique », ces yeux peuvent représenter notre curiosité à redécouvrir la nature autrement que par l’application Plantnet, à les voir pousser, murir et au final nous nourrir ou nous fournir un beau bouquet qui mettra de la joie dans nos cœurs. Je me souviens, à l’âge de 8 ans en école primaire  à Allauch, d’avoir lu un texte qui racontait l’histoire d’un garçon de mon âge qui avait planté un bulbe de glaïeul. Il l’arrosait amoureusement tous les jours et passait des heures à le regarder. Il affirmait très sérieusement « qu’avec beaucoup d’attention, on pouvait le voir pousser ». Depuis, je n’ai cessé de poursuivre ce rêve « d’un possible jardin » pour reprendre le titre de l’édition Normandie impressionniste 2026. Ce jardin existe aujourd’hui, accolé à mon atelier/galerie Le Passage des Rêves à Senantes dans l’Oise. Vous y êtes les bienvenus.

J'expose depuis plus de 10 ans lors de la manifestation l’Art en chemin, tant à Rully, Plailly ou au château d’Aramont à Verberie. C’est aussi la cinquième fois qu’il expose à Chantilly, après des expositions à la médiathèque où j'avais eu un prix sur le thème "Chantilly caché", au club de bridge ou au magasin d’encadrement l’Eclat de verre.

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Un jardin aquaponique , c'est quoi?

Le principe est de coupler un bassin d'élevage de poissons et une zone de production de légumes sous serre ou sous forme de potager plus classique. On utilise l'eau avec les déjections de poisson, riches en nutrition,  pour arroser les plantes du jardin au moyen d'une pompe et d'un système d'irrigation. L'énergie est généralement solaire. L'eau vient de la Nonette qui coule à proximité. Vue de l'installation en arrière fond de la photo.

Cette manifestation s'inscrit donc dans mon projet, celui de valoriser les déchets. Ce projet va se continuer lors des portes ouvertes du Passage des Rêves les 12 et 13 septembre prochain à Senantes avec une intervention de Michel Meline  de l'association Correlation sur le bon usage du compostage.

EN AVANT-PREMIERE TOUT SAVOIR SUR L'EXPOSITION RENDEZ-VOUS AU JARDIN AU VALMONDOIS (95) SUR LE THEME DE LA VUE

 

La vue : « Ce qui se présente au regard du lieu où l’on est » (Petit Larousse)

Pour ce thème de Rendez-vous au jardin 2026 du 6 et 7 juin 2026, j’ai pris, comme signification du mot vue, le sens de ce que l’on voit, où le regard se porte donc des paysages tantôt colorés et apaisants, tantôt plus tourmentés et plus sombres car abandonnés et amenés à disparaître. La vue, peut ainsi être source de bonheur ou de peur. Une vue c’est un paysage à 180° degré dont on ne remarque qu’un détail ou au contraire qu’on balaie, qu’on compartimente, qu’on range en couleurs, en structures géométriques, en stimulations visuelles. Un paysage se dévoile peu à peu. Il peut être animé ou dynamique.

Je vous propose ainsi des paysages de bord de mer, des paysages de campagne ou urbains et industriels réalisés soit en céramique soit à partir de peintures sur zinc entrecoupées de plaques d’ardoise.

 

Pays de Bray

20X28 cm

céramique/ardoise

2026

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La vue c’est le moment présent, mais aussi souvent lointain de moments heureux ou malheureux. « La vue intérieure » nous renvoie ainsi à nos souvenirs. Il est dans ce cas déformés, amplifié, magnifié ou au contraire estompé. Le paysage, n’est qu’une composition dont on choisit le meilleur angle pour parler comme un photographe. Le paysage n’est jamais immuable. Il se transforme, subit les atteintes des saisons et du temps ce que traduit le travail de la rouille sur la série « Lieux de mémoire, lieux oubliés ».

 

Quelques expressions intéressantes avec le mot vue :

"- A perte de vue

- belle vue,

- vue dégagée

- vue de l'esprit

- en mettre plein la vue

- naviguer à vue

- seconde vue"

(Petit Larousse)

 

J'expose régulièrement dans le cadre des Rendez-vous au jardin aussi bien à Auvers sur Oise qu’à Valmondois, où il était déjà présent l’an dernier dans les jardins du manoir.

 

 

Chantier naval

35X58 cm

zinc/ardoise

2019

Chantier naval - 35X52 cm

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NORMANDIE IMPRESSIONNISTE 2026 : QUAND LE PASSAGE DES RÊVES FAIT SON OFF

La manifestation Normandie impressionniste 2026 se déroule du 29 mai au 27 septembre 2026 sur le thème "Un possible jardin". Le Passage des Rêves n'en fait pas partie et pour cause, à quelques kilomètres près, il est en Picardie donc OFF. 

La Normandie n'est donc pas loin et pourtant inspirante dans les sujets traités tant les paysages de la côte normande, ses falaises, ses chemins de douaniers que ceux du Pays de Bray. 

Alors parce que le thème est "Un possible jardin", pourquoi pas imaginer un jardin minéral fait de carreaux de ciments sur lesquels on déambule en rêvant, ce qui ne vous empêche pas de venir voir le vrai jardin qui se cache derrière l'atelier Le Passage des Rêves. C'est la saison des roses et des marguerites et le début des hortensias.

 

Composition florale 5

33X44 cm

carreau de céramique industrielle

2024

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EN AVANT-PREMIERE, TOUT SAVOIR SUR L'EXPOSITION "ARBORESCENCE" A LYONS LA FORET

 

J'expose dans le grenier de la halle à Lyons La Forêt du 22 au 24 mai 2026. Ouvert de 14H00 à 19H00 le vendredi et de 10H00 à 19H00 le samedi et le dimanche. Je reviens à Lyons La Forêt pour la troisième fois après avoir  exposé également à l'abbaye de Fontaine Guérard à l'été 2023 dans la salle du chapitre sur le même thème avec pour titre « Les arbres qu’on plante, les arbres qu’on habite, les arbres qu’on habite ». Cette exposition a aussi voyagé déjà à la galerie de Mézières à Eaubonne et à l'espace l’Eclat de verre à Chantilly. Chaque fois, l’exposition n’est jamais tout à fait la même avec l’arrivée de nouvelles pièces.

Pour cette exposition intitulée " Arborescence : l'esprit de la forêt", je présente une quarantaine de tableaux en relief et une vingtaine de sculptures. Une vingtaine de tableaux exposés ont directement pour thème l’arbre. Le titre de l’exposition, « Arborescence », joue sur le double sens que ce mot peut avoir : l’un lié à la nature, l’autre au développement des nouvelles technologies avec ses fichiers hiérarchisés de données. Un tableau Arborescence, qui donne son nom à l’exposition, est présenté pour la première fois au public à l’occasion de cette exposition et joue sur ces deux sens.

 

Arborescence

36X17 cm

tuile/verre/ardoise

mai 2026

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Carrières de Bibémus

Les arbres font partie de mes sujets de prédilection. Ils apparaissent souvent solitaires moins souvent en bosquets, en haies ou en forêts. Présenter une exposition sur les arbres dans une région bordée par la forêt de Lyons s'imposait, d’autant que l’exposition est présentée dans le grenier de la halle couvert d’une superbe charpente de chêne. Les arbres sont les poumons verts et fragiles de la planète. Les protéger, c'est aussi nous protéger. Cette exposition parle ainsi des arbres qu'on plante, des arbres qu'on abat, des arbres qu'on habite. Que cette exposition serve à mieux les connaître, les côtoyer, les utiliser sans excès.

Le bois, cœur même de l'arbre n'est pas toujours au cœur de mes installations comme s'il confiait à d'autres matériaux, le fer, la céramique, la terre le rôle d'avocat de sa cause. « Les arbres sont sensibles » disait Cézanne en contemplant les pins de la carrière de Bibémus près d'Aix en Provence il y a un siècle.

 

Carrières de Bibémus

32X25 cm

tuile/zinc/lichen/métal/ardoise

2023

Sapinière

Ecoutez au travers de mes tableaux leur bruissement au vent, imaginez la force de leur sève qui monte au printemps, profitez de leur ombrage en été, voyez le camaïeu de leurs couleurs à l'automne et leurs austères ramures en hiver.

Les arbres enfin nous font voyager comme avec Arbre orange et Carrières de Bibémus en Provence, Cerisier en fleur au Japon, Sapinière dans les Vosges. Vous découvrirez enfin différentes essences comme les chênes rouges, les sapins, les peupliers.

Mais la nature c'est aussi la mer, les champs, les fleurs et le monde animal...

Je présente enfin pour cette exposition, une série très colorée à partir de morceaux de céramique, intitulée "Les élégantes chapeautée" traitée sous un format photographique de plan serré voire très serré ainsi qu’une série en cours intitulée « Excroissances » traitant des désordres écologiques du monde actuel.

 

Sapinière

55X45 cm

céramique/tuile vernissée/ardoise

2023

TOUS LES ECHOS DU MONDE

Je participe pour la seconde fois consécutivement à Sculptures en l'ïle sur l'île Nancy à Andrésy (78) du 6 juin au 27 septembre 2026. Le thème proposé est "Les échos du monde".

J'ai été intéressé de participer à l’édition 2026 pour deux raisons : l’originalité de la proposition en tant que lieu, une île au milieu de la Seine, uniquement accessible en bateau comme une invitation au voyage artistique avec la possibilité d’exposer plusieurs mois.

J'ai été également intéressé par le sujet : les Echos du monde. Comment traiter un sujet qui fait référence à l’auditif mais pas que…  L’artiste est citoyen du monde, voit le bousculement de l’actualité et s’en fait l’écho.

J’ai choisi, comme parfois dans ma création, de faire parler les mots et la traduction du mot Echos en plusieurs langues. Ces mots vont se côtoyer de façon aléatoire, là où les hommes qui la parlent se font la guerre. Certains mots ont la même racine, la même sonorité, d’autres paraissent imprononçables et invitent au voyage. D’autres enfin nous fascinent par leur calligraphie. Certaines sont des langues officielles, d’autres des dialectes. Toutes sont des langues vivantes ou presque, car au milieu d’entre elles se cachent une langue morte. Les mots ont des couleurs, parfois celles du drapeau national parfois rouge ou noir quand le pays est en guerre.

Ecrire aujourd'hui dans certaines langues, peut représenter un risque de réaction violente. Un artiste avec qui j'échangeais sur le sujet me disait "Peut-être que la dégradation fait aussi partie du processus créatif"

Ainsi, après le voyage en bateau, commence un autre voyage, celui d’un tour du monde pacifique des mots.

Artistiquement, ce projet m’amène sur le champ du Street art, projet que j’avais longtemps en tête et de l’installation. Tout le matériel utilisé est du matériel recyclé y compris le haut-parleur et le socle.

Echos du monde 1

Magma - 22X31 cm - briquettes de parement/ billes d'argile/ardoise - 2018

EN  AVANT-PREMIERE, TOUT SAVOIR SUR L’EXPOSITION « NOUVELLES VIES » AU CENTRE CULTUREL DE BOIS COLOMBES

J’expose pour la première fois du 6 mai au 4 juillet 2026, à l’Espace Schiffers à Bois-Colombes (92), une vingtaine de tableaux sur le thème « Nouvelles vies ». Petite contrainte technique : les formats devaient être inférieurs à 50X50 cm ce qui explique certains choix de tableaux.  

Pour cette exposition Nouvelles vies et afin de donner une cohérence à cette exposition, j’ai choisi de ne présenter qu’un travail à partir d’assemblage de petites tuiles plates du Pays de Bray aux couleurs chaudes allant du rouge terreux au brun, couleurs énergisantes. La couleur rouge est une couleur ambivalente : couleur de la passion, du sang, Elle peut aussi à la fois inspirer l’amour, la luxure, la mort ou la colère.

 

Magma

22X32 cm

bille d'argile/briquette de parement/ardoise

2018

Ses sujets sont toujours à la limite de l’abstrait et du figuratif comme ses tableaux Bastide et Grande bastide, en lien avec l’actualité comme ses tableaux Bain de foule ou Cortège des invisibles. Ils expriment des motifs récurrents comme le surgissement, les fissures de notre société avec un tableau comme Magma ou s’interroge sur notre avenir à travers les tableaux Horizons 1 et Horizons 2. Vers quel horizon allons-nous ? Ses tableaux ont donc plusieurs degrés de lecture.

 

Horizons 2

47X47 cm

tuile/ardoise

2018

Horizon 2

Racine carrée - 40X40 cm

En complément de la note d'intention de l'exposition, plongée dans le processus créatif de deux oeuvres présentées Racine carré et Frise urbaine

 

RACINE CARREE

Racine carrée est née suite à un thème proposé par la galerie associative Loubat à Sèvres dans le cadre d’une exposition intitulée Racines en 2018. Format imposé : 40X40 cm. J’ai voulu échapper au sujet classique des racines d’arbres, traitant de l’enracinement et du déracinement, à l’entrelacs de matières vivantes et aux racines protectrices. J’ai abordé le sujet par une autre interprétation : celle du symbole mathématique de la racine carrée ou cubique. C’était pour moi une façon d’aborder aussi le sujet en y donnant des formes géométriques et du mouvement. Plus tard, je découvrirai que l’expression « racine d’une équation » signifie solution de cette équation. Racine carrée est ma solution au sujet qui m’était proposé.

Racine carrée est constituée de petites tuiles plates du Pays de Bray, découpées en forme de V. L’encadrement est fait en ardoise naturelle. Il correspond aussi à un défi technique ; emboiter des morceaux de tuile les uns dans les autres sans les casser.

Initialement conçue comme un clin d’œil aux scientifiques, comme un pont entre sciences et art, le public, lui y a vu très rapidement, un paysage de vallons qui se succèdent, voir de valleuses qui strient le front des falaises de la côte normande, comme ces valleuses du côté de Varengeville, chères à Claude Monet.

J’ai voulu faire de l’algèbre, je n’ai fait que de la géométrie et de la géographie. Peut-être au final, Racine carrée n’est qu’un prélude à Horizons infinis, tableaux également présentés lors de cette exposition, un débouché sur l’immensité de l’océan observé depuis la cabane des douaniers.

 

Valleuses comme un coup de serpe,

Etroite ouverture dans le massif calcaire.

Force de l’eau que rien n’arrête,

Jaillissement liquide pour atteindre la mer.

La cabane des douaniers à la fois solidement ancrée,

Et comme en équilibre prête à tomber.

Descente vers de grands espaces infinis,

D’où l’on découvre des horizons infinis.

Hemka

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FRISE URBAINE

Frise urbaine est née d’une visite à une exposition de Patricia Rabeux, aquarelliste et carnettiste, avec qui je travaille régulièrement, dans un lieu improbable, un garage, rue de Clermont à Beauvais. Celui-ci s’apprêtait à arrêter définitivement son activité. A l’intérieur, un pont pour travailler sous les voitures, de grands futs pour accueillir l’huile de vidange et aux murs des panoplies d’outils. A l’extérieur, une fresque immense représentant l’intérieur comme un premier pas vers le monde de l’art. A l’intérieur justement, l’exposition de Patricia Rabeux sur Manhattan. Nous y voilà, le thème urbain, les gratte-ciels, la promiscuité architecturale, les escaliers extérieurs. Le décor était planté pour ce tableau intitulé Frise urbaine. Une frise pour mémoire est « une surface plane, généralement décorée, formant une bande continue » (Petit Larousse). C’est de cette façon que m’est apparu New York au travers de cette exposition.

Cette œuvre date donc de 2016. Son format : 44X26 cm. Elle est réalisée en petits morceaux de tuiles plates du Pays de Bray, en briquette de parements et pour le cadre en ardoise industrielle. Elle joue sur l’accumulation de matière qui déborde sur les côtés puisque le cadre en ardoise n’est pas entièrement fermé. Cette présentation est reprise dans le tableau « Bandeau », présenté également dans cette exposition et annonce la série « Accumulations » d’un plus grand format.

Ce n’est pas un travail réalisé à quatre mains mais je ne cache pas sa source d’inspiration. Il est présenté lors d’expositions ayant pour sujet l’habitat. En dehors de ces expositions, il a élu domicile dans la chambre de l’une de mes filles plutôt que dans l’atelier. Il est vrai qu’elle a fait une partie de ses études aux Etats-Unis.

 

Promiscuité et altérité,

Caractère singulier et répétitif,

Fenêtres comme autant d’invitation à regarder,

Briques, béton et verre comme unique univers.

Et toujours ces escaliers de fer,

Pour monter ou pour descendre,

Pour atteindre les nuages

Ou redescendre sur Terre.

Pour avoir rendez-vous avec un ange,

Ou franchir la porte des Enfers.

Pour fuir le feu des briques embrasées,

Pour fuir le feu, les éléments, le danger,

Ou commencer une romance américaine

Accoudés à la rambarde, tendrement enlacés.

Hemka

EXPOSER C’EST COMME VOYAGER : UN BESOIN VITAL

Exposer fait pleinement partie de mon processus créatif. C'est une source de motivation et de progression. Une rencontre avec de nouveaux sujets, de nouveaux lieux, de nouvelles personnes.

Une de mes relations avec qui je corresponds sur mon travail, me faisait remarquer que « Tu exposes beaucoup ». D’autres l’ont dit avant. Pour moi, chaque exposition est un voyage et j'aime effectivement beaucoup voyager. Chaque exposition, c'est une réflexion, des choix d'oeuvres, des rencontres avec des artistes et du public, une façon de se frotter à la réalité et d'affirmer ses différences. Ces voyages, peuvent se heurter à des refus, à du septicisme voir à de l’indifférence mais c’est le risque du métier. Et puis on ne peut se considérer artiste que si on montre son travail. Ces voyages peuvent vous conduire dans les ruines d’une abbaye cistercienne du XII ème siècle comme à Fontaine Guérard à l’été 2022, au château Conti, une folie du XIXème siècle à l’Isle Adam comme en avril 2024 ou dans un musée comme c’est le cas en ce moment au musée Michel Ciry à Varengeville. Cette exposition a lieu dans le cadre du Salon des peintres et sculpteurs dieppois auquel je participe pour la première fois.

 

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Exposer dans un musée, même au sein d’une exposition collective, même seulement deux oeuvres, même temporairement, est presque une reconnaissance ultime, d'autant qu'il a fallu passer la barrière d'un jury. Cela permet de mesurer le chemin parcouru. Côtoyer les œuvres de Michel Ciry, évoluer dans un environnement muséal, s’interroger sur la scénographie choisie par les organisateurs pour mettre en valeurs mes œuvres, voir les œuvres qui les côtoient, à gauche, une installation avec des matériaux type brique et galets posés sur un petit bureau ancien au tiroir ouvert, association plutôt réussie. A droite un champ d’éoliennes dans un champ de colza jaune pétard. Ce qui est extraordinaire, c'est que l'une des œuvres, intitulée "Tempête ", le thème de l'exposition étant Eléments, provient en partie d'un petit hangar couché par la tempête de décembre 2025 qui a soufflé sur Songeons. Le tableau devient ainsi un élément de mémoire collective. Les deux œuvres exposées composent ainsi un diptyque. Une troisième œuvre peut venir compléter les deux autres et composer un triptyque. Bref, une histoire à la Raymond Devos.

Mes expositions, mes voyages me conduisent aussi actuellement à la galerie associative à Beauvais pour une exposition totalement inclusive sur le handicap intitulée Les Singuliers. J'ai choisi de traiter le handicap mental au travers de quatre pièces. Un voyage à l'intérieur de soi. Mes voyages me conduisent aussi à la rencontre de nouvelles matières comme le verre feuilleté, associé à des vieilles ardoises qui elles-mêmes viennent du Cotentin. Dialogue improbable, voyage dans le chaos de l'actualité ou dans le monde fabuleux des légendes japonaises (Miwatari), monstre de glace qui se forme en hiver quand les hivers sont suffisamment rigoureux, ce qui n'est plus le cas avec le réchauffement climatique. Vous pouvez découvrir l'histoire complète à la rubrique Chroniques 3 sur mon site internet.  Série à voir à la mairie de Beauvais à partir du 18 avril 2026 dans le cadre du Salon de printemps. Les voyages, surtout en ces temps où le carburant atteint des prix exorbitants, peuvent nous conduire pas bien loin et parfois au bout de son jardin dans mon atelier Le Passage des Rêves, sur le thème Pays de Bray : matériaux, paysages et flore sauvage. Les portes sont ouvertes et grandes ouvertes.

Dans les mois à venir, mes voyages me conduiront en banlieue parisienne à Bois Colombes, au cœur de la forêt de Lyons, sur une île au milieu de la Seine à Andrésy, dans un jardin au nom imprononçable "Aquaponique" à Chantilly, dans le monde de la mode ou au coeur de la baie de Somme au Crotoy. Chaque fois dans mes bagages, de nouveaux tableaux, de nouvelles sculptures, de nouveaux thèmes, Nouvelles vies, Arborescence, Les Echos du monde, Curieux ou Mouillages et surtout et encore l’envie de vous rencontrer.

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